Les chroniques de Loly

Les chroniques de Loly

Zoom sur... Dylan O'Brien

Il y a un moment que je souhaitais écrire un article sur Dylan O’Brien mais, n’ayant pas vu l’intégralité de sa filmographie, je ne pouvais pas me faire une opinion honnête. Alors vous connaissez mon professionnalisme, je me suis dévouée pour faire un marathon DOB, mais que voulez-vous, il faut bien faire des sacrifices dans la vie.

 

Mais reprenons dans l’ordre chronologique :

 

2011 : Charlie Brown, Blockhead's Revenge (court métrage) – rôle : Charlie Brown 

Je ne peux rien dire, je ne l’ai pas vu. Ça, c’est fait.

 

2011 : High Road de Matt Walsh – rôle : Jimmy

Le genre de film dont on ne dit rien, parce qu’il n’y a pas grand-chose à dire. Pas mauvais, mais sûrement pas un chef d’œuvre non plus. Un second rôle pour Dylan, qui lui permet malgré tout de tirer son épingle du jeu dans un récit souvent décalé et loufoque parmi un casting adulte. A noter que malgré le script, la majorité du film a été totalement improvisée. Prouesse ou prise de risque inutile ?

 

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2011 :  Teen Wolf ( série) saison 1 – rôle : Stiles Stilinski

Suivi de : 2012 : saison 2 – 2013-2014 : saison 3 – 2014 : saison 4 – 2015-2016 : saison 5 – 2016-2017 : saison 6

Stiles est, dès la saison 1, annoncé comme désopilant, tendre et intelligent. Un curieux mélange qui colle bien à la gestuelle et aux étonnantes capacités expressives de Dylan. Les saisons suivantes confirment l’importance de son rôle dans la série : même sans pouvoir surnaturel il est toujours là, et c’est plutôt une bonne chose pour ses copains qu’il sauve plus d’une fois de situations périlleuses. C’est dans la saison 3 deuxième partie que la série lui offre une belle opportunité : passer du côté des méchants. Une belle performance pour un rôle totalement à contre-pied. Et le pire c’est que même méchant, on n’arrive pas à le détester. Je retiens qu’il m’aura fait passer du rire (scène culte saison 3 épisode 5) aux larmes en moins de temps qu’il ne faut pour dire loup-garou.

 

Mon avis sur la série ici : https://les-ailes-du-desir.blog4ever.com/zoom-sur-la-serie-teen-wolf

 

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2012 : The first time de Jon Kasdan – rôle : Dave Hodgman

Un film très, mais alors très mignon. Destiné aux adolescents mais pas que, The first time désacralise l’événement du siècle pour l’ado prêt à passer à l’âge adulte : la première fois, bah oui, c’est le titre. Et c’est fait de façon très intelligente. D’un côté il y a l’amoureux transi (Dylan), déjà pétrifié à l’idée de déclarer sa flamme à la femme de sa vie alors imaginez comment il fantasme sur sa première fois, de l’autre une jeune fille (Britt Robertson) persuadée que de perdre sa virginité avec un garçon pour lequel elle n’a aucun sentiment lui facilitera grandement les choses, surtout si ça se passe mal. Et devinez quoi ? Les deux se rencontrent, tombent amoureux, et décident d’avoir leur première fois ensemble. Evidemment ça ne se passe pas tout à fait comme ils l’avaient prévu, ni pour l’un, ni pour l’autre. Ah la la. C’est très, mais alors vraiment très mignon. Le jeu de Dylan est tout en douceur, dans la retenue, très loin de son personnage de Stiles au jeu décalé, même si l’on sent poindre parfois quelques attitudes comiques qu’il a du mal à réfréner.

 

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2013 : New Girl (série) saison 2, épisode 23 – rôle : « the man »

Une unique apparition dans la série, sous forme de flashback qui raconte la première expérience sexuelle de l’héroïne (Zooey Deschanel) avec un garçon dépressif et pas doué (Dylan, donc). Décidément. Tout fantasme va finir par disparaître. C’est court mais assez hilarant. A voir en VO absolument.  

 

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2013 : Les stagiaires de Shawn Levy – rôle : Stuart Twombly

Attention daube. Le film raconte l’histoire de deux quadras complètement has-been qui, après la fermeture de la boite qui les emploie, se dégotent un stage chez Google. Ils n’y connaissent évidemment rien en informatique, ou en réseaux sociaux tels que nous les pratiquons via notre smartphone, mais ils sont bourrés d’idées farfelues, ils ont un bol monstrueux et la capacité à fédérer une équipe autour d’un projet fantôme pitoyable. Difficile de se faire une opinion sur le jeu de Dylan dans ce film. D’abord parce que visionner ce… truc… n’a pas été une partie de plaisir, mais aussi parce que son rôle est transparent. Aucun intérêt, presque pas de dialogue, mais peut-être que cela a quelque chose à voir avec l’absence de scénario et les deux horripilant « héros », allez savoir. Bref, à oublier, sauf pour les lunettes qu’il porte à merveille, c’est déjà.    

 

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2014: Le Labyrinthe de Wes Ball – rôle : Thomas

2015 : Le Labyrinthe, la terre brûlée de Wes Ball- Thomas

Deux premiers volets d’une saga et premier rôle plus physique. On reste dans un rôle d’ado malgré tout, même s’il a pas mal de poids sur les épaules, le pauvre. Mais contrairement à ses comparses issus d’autres sagas young adult, il ne se la pète pas. J’apprécie, dans ce type de film, qu’un acteur prenne la mesure de son rôle et évite de lui insuffler des caractéristiques de super héros finalement peu crédibles. Thomas est un ado, Dylan le reste. C’est bien joué.  

 

Mon avis sur la sage Labyrinthe ici : https://les-ailes-du-desir.blog4ever.com/le-labyrinthe-la-saga-young-adult-qui-fait-du-bien

 

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2016 : Deepwater de Peter Berg – rôle : Caleb Holloway

Premier rôle adulte aux côtés de pointures du cinéma telles que Mark Walhberg, Kurt Russel ou John Malkovich qui effacent un peu les seconds rôles dont le sien, sauf en seconde partie. Le film est bon mais ne permet pas une performance de jeu exceptionnelle (surtout avec un casque et des lunettes).

 

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2017 : American  Assassin de Michael Cuesta– rôle : Mitch Rapp

Cette fois nous retrouvons un Dylan changé dans son apparence et dans son jeu. American Assassin est un film comme on en a déjà vu par dizaines, un peu démago, un peu mégalo, américain, quoi. Mais un bon film d’action qui lui permet d’avoir un rôle principal intéressant. Pourquoi ? Parce qu’il est torse nu, pardi. Et qu’il a enfin un rôle plus sombre et plus complexe. Adulte. Et puis il est très très beau quand il se met en colère. Si, si. Le carrelage de la salle de bain s’en souvient encore. Le jeu est sobre, ça fait du bien dans ce monde d’agents de la CIA qui sauvent le monde.

 

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2018 : Le Labyrinthe, le remède mortel de Wes Ball – rôle : Thomas

Tourné après American Assassin, et avec un an de décalage en raison de l’accident dont il a été victime sur le tournage, le troisième volet de la saga montre un acteur beaucoup plus mature que dans les deux précédents. Le changement physique de Thomas entre La terre brûlée et Le remède mortel est un peu destabilisant mais permet peut-être à Dylan de conforter sa place dans un cinéma adulte et de clore la saga Labyrinthe.

 

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Si l’on résume la filmographie de Dylan O’Brien on ne peut pas en tirer une évidente liste de rôles inoubliables. Cependant, on peut saluer l’évolution de sa carrière cinématographique, débutée à l’âge de 20 ans, et qui a progressé vers des rôles plus matures lentement mais sûrement. Souhaitons qu’il fasse de bons choix, à l’instar de Léonardo Di Caprio, ze référence (pour moi) de l’acteur qui a su faire un tri nécessaire pour mener une carrière exemplaire. Je pense que j’aurais autant de plaisir à le voir dans une comédie que dans un film d’action, j’espère juste qu’on ne le cantonnera pas, justement, à des rôles physiques depuis American Assassin. Il est capable de jouer dans d’autres registres – il a de belles capacités d’expression – et ce n’est pas le genre de films qu’on retiendra comme un chef d’œuvre impérissable. Bref, on attend le rôle de sa (notre) vie. 

 

On le verra prochainement (en 2019 ?) dans deux projets intéressants : The Bayou, film de Gary Fleder dans lequel il partagera l'affiche avec Gary Oldman et Joey King, et The education of Fredrik Fitzell sous la direction de Christopher MacBride dans lequel il donnera la réplique à Maika Monroe. Prometteur. Les deux longs-métrages semblent être propices à une belle performance. Le premier sera intéressant si l'aspect émotionnel n'est pas relégué au second plan au profit d'un banal film d'action. Je mets le pari sur le second, avec un contexte de récit un peu décalé qui oscille, semble-t-il, entre le récit de vie et le fantastique. Le réalisateur de The Conspiracy est assez controversé, mais c'est un risque qui me plaît. Si l'histoire est maîtrisée cela pourrait bien être un tournant dans la carrière de Dylan O'Brien.  

 

Loly 

 



12/04/2018
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