Les chroniques de Loly

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Une balade en musique avec Louis Delort & The Sheperds


Découverte pour les uns, confirmation pour les autres, Louis Delort est sans aucun doute LA révélation musicale de l’année 2014. Le grand public le connait depuis The Voice (TF1), ou pour son rôle de jeune révolutionnaire dans la comédie musicale 1789, les Amants de la Bastille, mais Louis Delort et son groupe The Sheperds existaient bel et bien avant cette belle aventure.

 

Avec un son très rock et cuivré qui s’inscrirait parfaitement au paysage audio des férias du Sud-Ouest, The Gold Taste, leur tout premier LP s’est taillé un beau succès…régional. Difficile de dépasser les frontières de la région Rhône Alpes, ce n’est pas Al Delort, le patriarche, artiste lui aussi (il est guitariste et joue notamment pour Yves Jamait), qui dira le contraire. C’est donc tout naturellement que Louis Delort a surfé sur le succès naissant d’après The Voice pour embarquer son groupe vers un avenir prometteur.

 

Flanqué de cinq acolytes, frères de cœur et musiciens émérites, ce jeune artiste aura vécu une année riche et bien remplie : d’abord des concerts sauvages, en février, aux quatre coins de la France, et une plongée au cœur de son public. Entourés de centaines d’auditeurs enthousiastes, à juste quelques mètres d’eux, sans artifice ni superflu, les garçons se sont pliés à l’exercice difficile de la rencontre avec les fans, les yeux dans les yeux. L’occasion de tester l’empreinte qu’ils allaient laisser, avec quelques morceaux tels que Château de sable, Je suis là, le premier single, ou Retrouvailles.

 

Si la plupart des fans présents étaient conquis d’avance, ceux qui sont venus par hasard ont probablement éprouvé un étrange sentiment. Personne ne les avait prévenus de la claque qu’ils allaient prendre. Puis au fil des apparitions à la télé, ou des interviews radio, Louis Delort & The Sheperds, tout doucement, ont trouvé leur place. Sans cri, sans bousculade. C’est que qu’il y a de mieux à faire quand on grandit. Prendre son temps. Et s’entraîner.

 

La tournée a débuté par un passage à Lille, avec six titres déjà connus et une plongée dans l’inconnu pour le reste, un pari risqué pour un groupe naissant et surtout, sans album. Ils sont revenus avec un peu plus d’assurance qu’en février, mais avec humilité et une grande envie de faire plaisir à leur public, sans pour autant en faire trop, erreur commune aux jeunes qui pensent avoir des choses à prouver ! Et la magie a opéré. Les dates se sont enchainées jusqu’à Paris. Presque mythique, en tout cas pour les fans, définitivement embarqués dans leur univers.

 

Et de date en date, ils ont ajusté, amélioré, et ont progressé, avec une rapidité étonnante, preuve d’une grande maturité mais aussi de beaucoup de travail. Parce que ce sont des acharnés, ces Sheperds, c’est pour ça que sur scène ils donnent tout, et en toute simplicité. Peut-être parce que leur complicité évidente les rend plus solides face à un public exigeant qui ne cesse de se transformer, selon les salles et les régions. Ils évoluent, ça se voit, et le public ne s’y trompe pas : lorsque la salle est en configuration assise, ce sont des quadras, voire plus, qui envahissent l’espace.

 

Octobre sonne enfin la délivrance après des mois, des années d’attente. L’album tant espéré atterrit timidement dans les bacs mais provoque un raz de marée chez les fans. Oscillant entre pop, rock et folk, ce petit trésor renferme quelques pépites qui valent…Delort. C’était facile et maintes fois réchauffé, mais c’est pourtant ça. Cet album est à l’image de Louis Delort, Victorien Berger, Jean-Etienne Maillard, Lucas Goudard, Théo et Valentin Ceccaldi : élégant, brillant, riche. Les jeux de mots s’y entrechoquent, les mélodies s’y envolent et la voix, The Voice, nous y entraîne. Impossible de ne pas être touché par cette émotion profonde qui lui vient des tripes ou du cœur, peu importe, à ce stade il est parfaitement inutile de chercher à expliquer comment ce jeune artiste arrive à nous embarquer si loin, et sans qu’on ait envie de lui opposer toute résistance. Pour ma part il peut bien m’emmener où il veut, je le suivrai, au son des notes écorchées du violon ou ondulant sur celles du piano, dans cet univers qui désormais est le leur, et qui leur va bien.

 

Des coups de cœur musicaux, j’en ai rarement eu d’aussi intenses. A dire vrai, le premier c’était il y a…une éternité. Le second est pour eux, et parfois je me prends à rêver qu’un jour, lorsque les premières notes de l’un de leurs morceaux s’envoleront sur les ondes on dira « ça, c’est Louis Delort & The Sheperds ».

 

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30/12/2014
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