les ailes du désir, les chroniques de Loly

les ailes du désir, les chroniques de Loly

Lecture : la nymphe et le dragon d'Elsa Gallahan

63093big.jpg

 

Avant de me lancer dans cette chronique, je remercie Elsa Gallahan pour la confiance qu’elle m’a accordée en me proposant de découvrir son second roman, la nymphe et le dragon.

 

Jusqu’à présent, la seule fantasy que je m’étais accordée c’était de regarder la série Merlin, parce que je trouvais l’acteur Colin Morgan étrangement fascinant. La coupe de cheveux, sans doute. Le genre littéraire, je l’avoue, me faisait un peu peur, mais j’avais confiance en l’écriture d’Elsa que je connaissais depuis A l’ombre de ton âme.

 

L’auteure nous prévient en avant-propos : la nymphe et le dragon est une fanfiction inspirée du roman de Kathleen E. Woodiwiss, le loup et la colombe, et nous risquons d’y trouver des similitudes avec le roman original. Ça tombe bien, je ne l’ai pas lu, c’est donc avec un œil de nouveau-né que je débute ma lecture.

 

Et cela commence comme dans un roman médiéval façon Game of Throne : l’univers est violent, le décor sale et glauque, les personnages masculins détestables. Ces derniers sont des brutes, des violeurs, des tueurs, et n’ont aucune valeur morale. Elsa Gallahan nous plonge dès les premières pages dans un récit très sombre et je suis fort surprise de ce choix. Moi qui lui avais « reproché » de ne pas avoir fait suffisamment souffrir sa première héroïne, Allannah (A l’ombre de ton âme), me voilà servie. Et je sens que le reste va me surprendre aussi.

 

Au sein de cette cruauté ambiante évolue une jeune noble, Eiléah, qui, pour protéger les gens de son domaine, se travestit en jeune garçon d’écurie. Je mentirais si je disais que je n’avais pas pensé, à cet instant, que la ficelle était un peu grosse. Seulement voilà, il s’avère que je suis tombée sous le charme de la jeune Eiléah, moi aussi, comme bon nombre de personnages masculins autour d’elle. La jeune femme, qui se fait désormais appeler Adaméi, s’attire les foudres du nouveau maître des lieux, l’effroyable et sanguinaire Raêguis.  Mais, dotée d’une sensibilité et d’une intelligence hors norme, elle attire aussi la sympathie d’Argon, le bras droit du seigneur, ainsi que celle de plusieurs hommes de la garde. La clémence dont fait preuve Argon envers Adaméi renforce évidemment la haine de Raêguis, tandis que s’accroît le lien qui unit le chevalier au jeune garçon d’écurie.

 

Malmenée, c’est peu dire, par Raêguis, c’est donc marquée d’une immense douleur physique et morale que Eiléah/Amédéi fait la rencontre du « Dragon », nouveau seigneur venu remplacer Raêguis au sein du domaine.

 

Fort intelligemment, l’auteure nous a précédemment planté un décor sordide et introduit progressivement ce nouveau personnage que l’on pressent encore plus malfaisant que Raêguis. Rien que l’évocation de son surnom « le Dragon », laisse présager de la cruauté dont il va faire preuve, lui aussi.

 

Mais Elsa est malicieuse…

 

C’est à partir de là que j’ai retrouvé mes seize ans. D’un roman médiéval nous passons à la romance entre un seigneur bien plus noble qu’on ne l’aurait pensé et Eiléah/Adaméi qui ne le trompe pas une seconde sur sa véritable nature. Tiraillés entre des sentiments aussi violents que contradictoires, les deux êtres vont s’observer, se jauger, et apprendre à se connaître, jusqu’à s’en faire mal, car il n’est pas facile d’aimer lorsqu’on est pétris de mauvaises convictions. Mais moi j’aime ça, les personnages torturés par leurs sentiments et qui traînent un lourd passé.

 

Sans jamais se départir d’une intrigue sous-jacente, car Raêguis rôde toujours et l’on se doute qu’il a soif de vengeance, Elsa nous entraîne dans une romance atypique et passionnée, quelquefois naïve mais cela n’a rien de péjoratif. Le genre d’histoire qui donne le sourire. Et parfois, comme de petits cailloux semés sur le cheminement de son récit, elle nous propose des indices sur la nature profonde de son héroïne et de son seigneur qui nous rappellent qu’il s’agit aussi de fantasy, mais pas encore franchement dévoilée (du moins c’est mon impression de néophyte dans ce genre).

 

Méfiez-vous cependant, Elsa est encore plus malicieuse que prévu et n’est jamais avare de rebondissements. Je reste encore très perturbée par l’épilogue (si tu savais comme je t'ai maudite Elsa, au moment où j'ai réalisé que c'était la fin). 

 

En résumé, ce livre fut un régal pour les yeux et le cœur.

 

J’ai commencé par des remerciements, je finirai donc sur des remerciements pour m’avoir réconciliée avec ce genre littéraire que je pensais un peu trop fantaisiste pour moi. En réalité j’ai dévoré la nymphe et le dragon avec des étoiles dans les yeux, et j’ai grande hâte de pouvoir lire la suite. 

 

Pour découvrir la nymphe et le dragon tome 1, c'est par ici : http://www.atramenta.net/lire/la-nymphe-et-le-dragon-tome-1--lindomptee-et-lindomptable/63093 

 

!! IMPORTANT !!
S'agissant d'une fanfiction qui comporte des similitudes avec l'oeuvre originale, qu'elle n'a pas souhaité en faire la vente par respect de l'auteure dont elle s'inspire, Elsa nous propose, si nous le souhaitons, de participer à certaines causes qui lui tiennent à cœur... Nous savons tous le travail qui doit être mis en œuvre pour écrire un roman, et qu'il est normal qu'il soit valorisé, alors pourquoi pas destiner le montant théorique de cette œuvre à une association ? Moi j'adhère totalement ! Et vous ? 


26/12/2016
0 Poster un commentaire