Les chroniques de Loly

Les chroniques de Loly

Le labyrinthe : la saga young adult, suite et fin

AVERTISSEMENT : il y a du spoil par ici !

 

Le premier opus avait propulsé quelques ados dans les entrailles d’un monstre. Le labyrinthe, plus qu’un élément de décor, oppressant, inquiétant, y est bien un personnage à part entière. Il renferme des créatures immondes, se meut sans cesse, bref, même si l’on se doute qu’il y a quelqu’un derrière, aux manettes, le labyrinthe est vivant et régit la vie de la communauté qui vit en son sein. Balancés là, un par un, sans souvenir de leur passé, les « blocards » s’organisent. Et comme dans la vraie vie, il y a les bâtisseurs, les trancheurs, les cuistots … chaque corps de métier nécessaire à la construction d’une communauté est représenté. Et puis il y a les coureurs, ceux qui parcourent le labyrinthe à la recherche d’une sortie. Et devinez qui est le coureur le plus expérimenté ? Minho. Mino. Minotaure. Labyrinthe. Hum. Fin de la parenthèse.

 

 

Mais revenons à nos ados. Ils ne sont pas particulièrement beaux (quoi ?), pas sexy (mais quoi ?), et vivent comme au Moyen-âge (mais c’est pas leur faute). Il fallait bien mettre leur coller un coup de pied au cul pour qu’ils réalisent leur piètre condition, non ? Et Thomas arriva. Pas particulièrement beau (quoi ???), pas sexy (oh et puis zut), mais terriblement curieux. De quoi mettre en péril toute une organisation. Parce que mine de rien, il y a une vraie question derrière tout ça : face à l’oppression, faut-il s’adapter ou se battre ? Faire profil bas ou chercher à s’en sortir coûte que coûte ? Je vous laisse deviner le merdier dans lequel Thomas embarque les blocards…surtout quand une nana (banale) vient encore retourner la réorganisation déjà fragile.

 

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WICKED EST BON. OU PAS.

 

Deuxième opus. Le labyrinthe est mort, vive le labyrinthe. A la fin du premier volet on nous a balancé quelques bribes d’informations sur Wicked, le truc (entreprise, labo, organisation paramilitaire ?) qui les a enfermés, mais on n’a toujours pas compris exactement pourquoi ils étaient dans ce fichu labyrinthe. On a fait connaissance avec la dame en blanc, on ne sait pas qui c’est mais elle a l’air gentille. Mais Il y a toujours une dame en blanc qui a l’air gentille dans les sagas young adult alors méfiance (cf. Divergente).

 

L’essence des héros, c’est d’être malchanceux. Sinon ils seraient dehors, sous le soleil, pourraient manger une glace Ben & Jerrys et il n’y aurait pas de Labyrinthe 2. Ils se retrouvent donc enfermés à nouveau, mais ils ne le savent pas. Sauf Thomas. Bah oui. Ce p’tit con a encore des doutes, mais puisque c’est un héros et que dans le précédent film il avait raison, les autres le suivent, ah les moutons. Après avoir découvert un laboratoire où l’on pratique des ponctions douteuses, Thomas décide qu’il faut s’enfuir. C’est là que ça se complique (et que j’ai beugué). Il a peut-être raison, le bougre, mais ce qu’il ignore c’est que dehors, c’est pire. Un virus breton (Braise) s’est répandu sur Terre et transforme les hommes en Fondus, autrement dit, en zombies. Ils se retrouvent enfermés dehors. Ça c’est fort.

 

Mais on commence à comprendre pourquoi Wicked s’intéresse autant à eux. Ils seraient des Immunes, bref, un réservoir à anticorps. Sauf que l’un d’entre eux meurt quand même, infecté, du coup je ne comprends plus rien mais ça n’a pas grande importance puisque le personnage n’est vraiment pas beau. Après avoir rencontré un vrai faux méchant nommé Jorge et s’être drogué à l’insu de son plein gré et qu’on se demande pourquoi cette scène existe, Thomas emmène tous ses potes, enfin ceux qui ont survécu au Refuge. Ouf. Mais je n’ai pas trouvé de question sous-jacente dans ce volet et je ne sais toujours pas pourquoi on les a enfermés dans ce p**ain de labyrinthe ! Ni si Wicked est bon ou pas. Mais ce qui est sûr, c’est que Teresa est une traitre. Bon sang, mais qu’est-ce que Thomas lui trouve à celle-là ?

 

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SYNDROME DE STOCKHOLM

 

Troisième opus, et ça ne s’arrange pas avec les Fondus qui se multiplient aussi vite que les albums de Jul. Et c’est sale. Minho a été fait prisonnier par la dame en blanc. Je l’avais dit, qu’elle était louche. Thomas se croit dans Mission impossible et décide d’aller le chercher, quitte à prendre des risques, mais c’est une autre histoire. Nos ados devenus grands sont confrontés à une décision difficile :  ils ont réussi à s’échapper de Wicked, voilà qu’ils doivent y retourner pour sauver leur ami. Seulement voilà, là-bas il y a quelques monstres. Jansen, tiens, pourquoi j’ai oublié d’en parler avant de celui-là (acte manqué ?), la dame en blanc, mais surtout… Teresa. La vache, elle est pire qu’un virus, et elle hante encore le p’tit cœur de Thomas. Jusque là on nous a épargné la romance, et dans un young adult ce n’était pas gagné, alors je leur accorde bien volontiers cette petite incartade, même si j’aurais préféré que Thomas soit amoureux de Newt (mais quoi bordel ?).

 

Mais revenons à Wicked. Est-ce que Wicked est bon ou pas, zut à la fin ! Voilà une question existentielle intéressante, trop survolée à mon goût dans les deux précédents volets et qui enfin se met en place : face à une pandémie dramatique (n’oublions pas que c’est un coup des Bretons), peut-on se permettre d’avoir des états d’âmes ? Autrement dit, la fin justifie-t-elle les moyens ? Autrement dit, l’urgence justifie-t-elle la torture des Immunes afin de trouver un vaccin ? Mais..attendez… pourquoi Wicked a fait tout ce cinéma  alors qu’ils détenaient Thomas dès le départ, qu’ils ont réalisé des tests sur lui pendant des années et qu’ils auraient dû savoir qu’il était le messie ? Bon sang, ce n’est pas très cohérent tout ça, mais ça permet à Teresa (encore elle !) de se racheter (un peu) en trouvant la solution, hourra. Et puis il n’y aurait pas eu de Labyrinthe 2. Ni de 3, du coup.

 

Sinon, je ne suis toujours pas certaine d’avoir compris pour le labyrinthe, alors arrêtez-moi si je me perds. Donc… les balancer dans le labyrinthe et les confronter aux griffeurs (donc à une peur extrême) aurait permis de leur faire sécréter une substance cérébrale qu’on pensait être un remède ? Si c’est ça ils auraient pu leur faire écouter Jul en boucle, ça revenait au même.

 

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QUI AIME BIEN CHÂTIE BIEN

 

Oh wait ! Vous pensez que je n’ai pas aimé parce que je me moque un peu ? Mes plus plates excuses si je vous ai fait croire ça, parce que c’est exactement le contraire. J’ai adoré. Mais c’est toujours comme ça lorsque j’adore un roman ou un film, je ne sais pas en parler. Alors écrire une chronique un peu  second degré c’est toujours mieux que d’écrire « scotchée », « you hou » ou « j’ai retrouvé mes quinze ans ». Avec un train de retard sur ses sagas sœurs (Divergente, Hunger Games, Twilight…) dû, justement, à la scène du train (vous me suivez ?), et après l’échec cuisant des petits frères (La cinquième vague par exemple), ce dernier opus renoue avec le young  adult et en referme l’aventure. Je suis nostalgique.

 

Mais une chose est sûre. Concernant Dylan O’Brien, vraiment, je ne sais pas ce qu’on lui trouve. Vraiment. 

 

 

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(je vous épargne une photo torse nu)

 

Loly 



21/02/2018
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