Les chroniques de Loly

Les chroniques de Loly

La petite faiblesse de Mylène...

Le fantasme fait partie intégrante d’une vie sexuelle épanouie.

 

Bon nombre de personnes sont attirées par les temples du fantasme que sont les clubs libertins. Ils pensent pouvoir y concrétiser leurs envies. Mais que trouve-t-on réellement dans ces lieux de cul(te) ?

 

Avant tout, une petite mise au point. Vous me connaissez suffisamment maintenant pour savoir que je ne parle quasiment jamais de ma vie privée, et ce n’est forcément pas avec cet article que cela va commencer ! Je parle donc ici d’un ressenti, d’une opinion, que vous partagerez ou non, c’est ce qui favorise le débat, mais surement pas d’une expérience personnelle. Pas de conclusion hâtive, donc !

                       

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Qui es tu, toi, qui ne portes pas de vêtement ?

D’abord il faut savoir qu’il n’y a pas de profil type pour les libertins. Ils viennent de tous les milieux, sont âgés de 18 à 99 ans (enfin, presque), et représentent toutes les catégories socio-professionnelles, mais on y trouve trois fois plus d’hommes que de femmes. Une fois passée la barrière des 80 € d’entrée en moyenne pour un couple ou un homme seul, c’est la seule contrainte, certes élitiste, il n’y a rien qui ressemble plus à un être humain nu qu’un autre être humain nu. Même si on n’est pas tous égaux face à la beauté du corps, mais c’est un autre débat. Les différences sociales s’effacent, donc, au rythme de l’effeuillage, obligatoire dans certaines parties du club ou après une certaine heure.

 

Liberté chérie

Si on y trouve de tout, en revanche on n’y fait pas n’importe quoi. Fétichisme, échangisme, mélangisme, voyeurisme, exhibitionnisme, mais selon des codes définis à l’entrée et par la bienséance. Si, si. Liberté, oui, mais encadrée. La seule chose qu’on a le droit de faire sans demander, c’est de fantasmer. Et baver, mais ce n’est pas très élégant.

 

Reste l’intérêt du raccourci puisqu’on est sûr trouver en un même lieu un concentré de personnes partageant les mêmes goûts. Oui c’est plus facile de trouver un couple échangiste dans un club libertin que de faire une proposition à ses voisins de table au resto. Et puisque l’occasion fait le larron, c’est aussi le moment de découvrir d’autres pratiques entre adultes consentants. Ici pas de risque de se prendre un revers violent, tout le monde est là pour la même chose, il faut juste demander gentiment. Et ne pas donner la fessée si quelqu’un refuse vos avances, ce n’est vraiment pas poli.

 

La liberté on la trouve surtout dans le fait de pouvoir aborder des pratiques inhabituelles (ça ne veut pas dire bizarres) sans avoir peur du jugement des autres.

 

Le sexe, une activité banale ?

La plupart des libertins vous diront qu’ils savent parfaitement faire la différence entre amour et sexe. Ouf, j’ai envie de dire, c’est plutôt rassurant lorsqu’ils sont en couple. J’imagine qu’on peut considérer le sexe comme un plaisir de la vie, au même titre que la nourriture ou la musique. A partir du moment où l’on sait faire fi du sentiment « d’appartenance » qui va généralement avec celui d’être amoureux (attention je ne parle pas de jalousie, mais du fait que l’amour - le sentiment -  qu’on éprouve pour l’autre n’est partagé qu’à deux, pas à trois, ou quatre ou…), alors pourquoi pas ? Ici le sexe est banalisé et ne serait donc pas une représentation charnelle de l’amour que l’on porte à l’autre, une preuve de son attachement à la fois moral et physique, mais juste une « activité » comme on fait du vélo avec son club, le dimanche matin.

 

Rocco Siffredi disait que pour le sexe il avait eu beaucoup de femmes, mais que pour l’amour il n’en avait qu’UNE. Encore une fois, pourquoi pas, il n’est pas question de juger, je me demande juste comment on peut, du coup (si j’ose dire), faire des moments intimes passés avec son compagnon, sa compagne, des moments privilégiés par rapport à ceux là. J’ai du mal à dissocier sexe et sentiments, mais c’est juste mon point de vue.

 

D’ailleurs, s’il s’agit juste d’une recherche de plaisir, le dictionnaire nous laissera dans le flou artistique : libertin ou épicurien ? 

 

Et la morale dans tout ça ?

Aujourd’hui les clubs fleurissent dans toutes les régions mais leur adresse se chuchote discrètement. Les pratiques sexuelles telles que l’échangisme sont considérées comme cool, mais personne n’admet ouvertement les pratiquer. Entre copines on organise des soirées sextoys et on affirme être libérées délivrééééées, mais aller dans un club libertin, ça jamais !  Oui il y a encore un gouffre entre nos fantasmes et nos actes.

 

L’éducation, la culture, l’ethnie, sont autant de facteurs déterminant de la légitimité ou non d’une situation. A cela rajoutons que la « génération sida » a bien compris qu’on ne faisait pas n’importe quoi et surtout n’importe comment. De quoi geler les envies les plus folles.

 

Pourtant, à y regarder de plus près (enfin pas trop non plus hein), que trouve-t-on, finalement, à part des adultes qui assument leur sexualité, leurs fantasmes et la liberté de les assouvir comme ils le souhaitent ? D’autant que l’encadrement dans les clubs peut être rassurant, notamment pour les femmes, car il peut éviter les comportements déviants.

 

Bon, on en parle des maisons closes ?



21/01/2016
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