les ailes du désir, les chroniques de Loly

les ailes du désir, les chroniques de Loly

L'auto édition, c'est quoi ?

Faisons les choses dans l’ordre. La première question c’est : l’édition c’est quoi ?

Je serais tentée de répondre « c’est la galère », mais je serais encore en-dessous de la vérité. Faire éditer un ouvrage, c’est un vrai parcours du combattant. En admettant que vous soyez le nouveau Marc Levy et qu’une maison d’édition ait la géniale idée de lire votre manuscrit au lieu de le lâcher malencontreusement au-dessus de la poubelle, quelle maladresse, il faut encore passer par la douloureuse épreuve de la signature d’un compte d’auteur. Kezako ? Juste un contrat qui détermine les conditions qui vous lient à la maison d’édition. Que des détails. La rémunération. L’investissement…quel investissement ??

 

Soyons clairs. Les éditeurs n’investissent que sur des valeurs sûres. En même temps, on n’a jamais vu personne se mouiller pour un inconnu du public qui sort sa première œuvre et ça, c’est valable pour n’importe quel domaine professionnel. Mais faire éditer un livre, ça coûte cher. Il y a la relecture, la mise en page, la création de la couverture, l’impression, autant d’étapes indispensables qui ne peuvent être effectuées que par des professionnels qu’il faut rémunérer. Alors qui paye ? Pas Marc Levy. Mais vous, si.

 

Sauf si vous choisissez l’auto édition.

 

livre-plage_0.jpg

 

Comme son nom l’indique, avec l’auto édition c’est vous qui éditez votre œuvre, tout seul comme un grand. Pour ça, rien de plus simple, enfin, si l’on admet qu’écrire un livre s’avère simple…il suffit de créer un compte, d’envoyer son manuscrit, et une fois validé par l’équipe du site, celui-ci devient la presque matérialisation d’un rêve : votre ouvrage est référencé dans un catalogue en ligne et mis en vente. A chaque clic d’un heureux acheteur, le livre est imprimé à la demande, selon le nombre d’exemplaire commandé. Et paf, vous touchez automatiquement le dividende qui vous revient et que vous avez-vous-même déterminé, en fonction du coût de revient indiqué par le site. Aucun investissement, juste du bénéfice. Elle est pas belle la vie ?

 

Bon, on ne va pas se mentir, l’auto édition c’est génial quand on veut se faire plaisir, mais il y a peu d’auteurs qui se font connaître grâce à ce biais, et la raison est simple, c’est que la promo est inexistante de la part du site et reste de votre seule responsabilité (et compétence). Autrement dit, à part s’aider des canaux habituels de diffusion, à savoir les réseaux sociaux et son propre cercle d’amis (qui, soyons francs, achètent votre bouquin uniquement pour vous faire plaisir), la promotion d’un livre est extrêmement compliquée à réaliser…sans investissement.

 

Alors, l’auto édition, une possibilité ou une illusion ? Tout dépend des ambitions de l’auteur, finalement, mais cela peut être une solution en attendant l’éditeur providentiel qui croira à la valeur d’un talent plus qu’à celle de l’argent.

 

Pour nous, lecteurs, il s’agit d’être ouverts et attentifs. Un livre auto édité coûte plus cher, évidemment, parce qu’il ne bénéficie pas d’un traitement à grand échelle, mais imaginez que le futur Musso soit déjà parmi nous…arghhh j’en frémis.

 

07961477-photo-bibliotheque-de-vieux-livres.jpg



15/09/2015
1 Poster un commentaire