Les chroniques de Loly

Les chroniques de Loly

Etre parent

Un jour une amie m’a demandé pourquoi j’appelais mes enfants « mes ptits putschs ».

 

Définition de « putsch » : coup d'Etat effectué par un groupe armé dans l'objectif de prendre le pouvoir.

 

Et c’est exactement ça, être parent. Un bouleversement. Social, émotionnel, physique, moral. L’arme favorite de l’enfant étant le sourire, le regard, le câlin, oui c’est vicieux un enfant, celle de l’ado la culpabilisation, le chantage, le câlin toujours. Le nourrisson est le pire de tous. Le seul fait d’exister arrache un profond sentiment de bonheur aux cœurs les plus durs.  Avoir un enfant c’est accepter d’être régi par l’émotion. Et ça ne passe jamais, même quand ils sont grands. On n’a jamais dit que c’était facile. Le séisme, il est aussi dans le couple. Chacun doit trouver sa place dans un espace désormais occupé par un trio amoureux complexe, et souvent papa et maman n’ont pas la même façon d’exprimer leur attachement. Si le lien charnel est évident pour maman, pour papa il y a tout à construire.

 

Et là où ça se corse encore, c’est quand la Raison s’en mêle. C’est toujours comme ça avec elle.

 

On est sensés les élever et les protéger.  L’Histoire nous apprend que ce n’est pas si facile dans un monde en perpétuel mouvement. Nous sommes des transmetteurs, mais la situation nous échappe parfois. Les tristes événements récents illustrent parfaitement notre impuissance face à des gens qui nous volent nos valeurs et nos rêves.

 

Etre parent c’est terrifiant. On se pose des milliards de questions qui ne trouveront pas de réponse, ni chez Dolto, ni chez Freud. On a peur de faire des erreurs, de ne pas faire comme il faut. On est terrorisés à l’idée de les lâcher dans un monde qu’on ne maîtrise pas. On ne dort pas, d’abord lorsqu’ils sont nourrissons, puis quand ils prennent la voiture un soir pour la première fois. On culpabilise de leur avoir laissée, de leur avoir payé le permis, de les avoir mis au monde, égoïstes que nous sommes.

 

La seule chose dont je sois sûre, et que personne ne pourra m’enlever, c’est la certitude que mes enfants sont les êtres que j’aimerai le plus au monde et à jamais, et la seule phrase que j’ai envie d’hurler au monde c’est que l’Amour est grand.

 

Oui je suis un bisounours, mais je peux devenir méchante si on touche à mes enfants, n’ayez aucun doute là-dessus.

 

Parce que ça rend dingue d’être parent.

 

Mais si ça rend dingue d’amour, alors moi, je prends.

 

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18/11/2015
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