les ailes du désir, les chroniques de Loly

les ailes du désir, les chroniques de Loly

13 à table !

Je viens de terminer 13 à table ! il était temps. Ça me fait toujours ça, les recueils de nouvelles. J’ai beau aimer les premières, il y a toujours un moment où je décroche, et j’ai du mal à reprendre ma lecture ensuite. 

 

Mais avant tout je rappelle, et c’est important, que 13 à table ! c’est surtout une belle initiative réunissant 12 auteurs (le lecteur se joignant aux agapes représente le 13e convive) autour d’un même thème, et dont les bénéfices sont reversés aux Restos du Cœur. L’occasion d’allier plaisir de lire et bonne action. A 5 € l’exemplaire, on pourrait même avoir l’idée de l’offrir, tiens.

 

Cette année, c’est le thème de la fratrie qui est décliné par des auteurs venus chacun d’un univers bien à lui. Déjà sur le principe, la découverte de 12 nouvelles portant sur le même thème mais décliné de 12 façons différentes, c’est plutôt attirant. La nouvelle est un genre que j’apprécie parce qu’elle est généralement percutante et dénuée de « chichis » inutiles qui ralentissent le récit. Et certains noms tels que Maxime Chattam ou Bernard Werber ne peuvent que nous allécher devant une promesse de festin.

 

Fan de thriller, j’ai évidemment aimé le texte de Chattam. Truculent. Plus long que celui de ses confrères, mais c’est pour mieux le digérer. Enfin, si vous y arrivez.

 

Celui de Werber est surprenant et bien mené.

 

Je sais que beaucoup de lecteurs n’ont pas apprécié la nouvelle de Stéphane Degroodt. Moi je suis fan, alors j’ai adoré ses élucubrations alambiquées.  Sans aucune prétention ou volonté de blesser, il est vrai qu’il faut un minimum de culture générale pour en saisir toutes les subtilités, les jeux de mots, les références.

 

Je suis un peu déçue par le récit de Michel Bussi. Ce n’est décidément pas un auteur qui attise mon envie de lire.  J’ai trouvé son histoire cousue de fil blanc, et j’en ai deviné la fin dès les premiers paragraphes.

 

Mention spéciale pour Karine Giebel qui m’a retourné les tripes avec son récit poignant sur les petites victimes des traditions archaïques.

 

Romain Puertolas m’a émue avec son premier rom sur la lune décalé.  

 

Je vous laisse découvrir le reste du banquet, il y a d’autres textes marquant qui valent vraiment le détour et qui, je le répète, permettent d’offrir des repas aux Restos. Aucune raison d’hésiter encore !

 

 

51t4HLq3ZaL._SX303_BO1204203200_.jpg



03/03/2016
2 Poster un commentaire