les ailes du désir, les chroniques de Loly

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Zoom sur...Bernard Minier

Les premières influences de Bernard Minier sont surprenantes. Bob Morane, Tintin. Conan Doyle. Wells. Kafka. On est loin de l’univers du polar, mais c’est parce qu’il ne s’y est pas attelé tout de suite.  Un manuscrit traîne depuis longtemps dans un carton, mais Bernard Minier est persuadé que sa plume n’a pas suffisamment de qualité pour être publiée.

 

Les concours de nouvelles l’amènent à faire la rencontre qui, probablement, a changé le cours de son histoire. Jean-Pierre Schamber* lui ravit la première place lors d’un concours d’écriture. Leur passion commune pour la littérature, leurs goûts partagés, notamment pour la peinture, les rapprochent. Bernard Minier ressort son manuscrit et propose à Schamber d’en écrire la suite, tous les deux, ce que l’auteur refuse : il encourage Minier à l’écrire seul, car il est persuadé qu’il tient là son premier roman. Ce sera Glacé. L’aventure peut commencer…

 

Glacé (2011 Editions XO), a reçu le prix du meilleur roman français ou francophone au Festival Polar de Cognac 2011. On y fait la connaissance de Martin Servaz, personnage récurrent que l’on retrouvera ensuite dans Le Cercle puis N’éteins pas la lumière. Son flic à lui est tourmenté, toujours sur le fil du rasoir, mais pas si fragile.

 

 

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On le compare à Franck Thilliez ou à Stephen King. C’est flatteur, mais vous savez que je déteste les comparaisons. Bernard Minier a son propre style, sa propre écriture qui ne ressemble qu’à lui. Plutôt nerveuse, l’écriture, souvent portée par une syntaxe peu commune, comme, par exemple, la succession de phrases sans sujet qui apporte une dynamique haletante au récit.  La signature de l’auteur, c’est aussi cette capacité à nous emmener sur des fausses pistes jusqu’au bout du récit, de semer des indices qui semblent être des détails et qui, finalement, nous sautent au visage comme une évidence, lors du dénouement.

 

Et quand je parle de signature, c’est parce qu’il se pourrait qu’on ait à faire à un serial writer…  

 

Son dernier roman, Une putain d’histoire, vient de voir le jour (XO Editions), tandis que N’éteins pas la lumière vient d’être édité chez Pocket.

 

*auteur de « cette roue qui nous emporte » - deux fois lauréat du prix Pégase

 



29/04/2016
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