les ailes du désir, les chroniques de Loly

les ailes du désir, les chroniques de Loly

Mes lectures d'été

La pause estivale est finie ! Il faut se remettre au boulot, et je parle du blog bien sûr (pour le vrai boulot j'ai des collègues adorables !).

 

Pour cet article de rentrée, je vous propose un petit tour de mes lectures d'été. Je n'ai pas été très vorace, cette année...mais c'était un festin de choix !

 

 

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The air he breathes de Brittainy C. Cherry

 

Cela faisait un moment que je lorgnais sur ce roman et sa superbe couverture. Il faut dire que Tristan Cole, le personnage mâle, est l’archétype du fantasme de ces dames : beau brun ténébreux, poilu et tatoué (perso je trouve que là où il y a du poil le tatouage passe mal, mais bon…), rustre, voire grossier, mais tellement sexy et torturé qu’on a envie de le câliner comme un gros nounours.

 

L’histoire, on l’a déjà lue mille fois : un homme et une femme, brisés par la vie, laissés vides et sans espoir par la mort de leurs proches, se rencontrent et réapprennent ensemble à reprendre le court de leur vie. Ça ne me dérange pas de lire un thème déjà abordé, après tout la littérature reprend toujours les mêmes items. Chaque auteur a sa propre façon de le décliner, sa vision personnelle des événements et des sentiments qui en découlent, et surtout son propre style.

 

Le style, donc, m’a paru très basique, voire enfantin parfois. J’ai été très suprise d’apprendre que l’auteure était une adulte, j’imaginais plutôt une adolescente. Il s’agit d’un avis très personnel mais je trouve que lorsqu’on s’adresse à de jeunes adultes on peut tout à fait utiliser un langage d’adulte. Je pense aussi qu’il y a un gros problème de traduction : certaines expressions, même si on les comprend dans le contexte, n’existent pas dans la langue française ! Je ne les ai pas toutes relevées mais celle qui revient plusieurs fois et qui m’a interpellée le plus c’est « tu devrais mettre un filtre ». Si quelqu’un a déjà entendu ça, qu’il lève le doigt. Certaines phrases sont même carrément  grammaticalement incorrectes.

 

Le genre est sans aucun doute possible une romance, mais j’ai parfois eu l’impression qu’il n’était pas si assumé. Que viennent faire les interventions vulgaires de la copine Faye dans ce récit ? Pour moi ça n’a aucun intérêt et c’est même dérangeant. De même, les scènes de sexe ont fini par me lasser car je les trouve trop nombreuses alors qu’elles n’apportent rien de nouveau au récit. Et que dire des trente dernières pages qui se transforment en pseudo thriller ? Cette fois on frôle le grand guignolesque. Je suis perplexe.

 

La datation des chapitres devrait nous aider à situer les faits par rapport à l’événement principal, l’accident, mais il n’en est rien : dans le même chapitre sont mélangés plusieurs périodes, sans plus d’embarras qu’une petite ligne d’étoiles. C’est perturbant. Je me rends compte que j’ai utilisé le même procédé dans certains de mes récits, je vais arrêter ça tout de suite !

 

En revanche les rebondissements concernant l’accident sont plutôt surprenants et bien menés.

 

Vous me trouvez dure avec ce roman qui, par ailleurs, fait partie des meilleures ventes aux USA en 2015 ? C’est parce que je suis en colère. Cette histoire m’a arraché quelques centilitres de larmes et m’a retourné les tripes, et il s’en est fallu de peu pour qu’elle soit un gros coup de cœur. L’histoire est poignante et qu’importe si les personnages sont très caricaturaux parce qu’au final ils portent beaucoup d’émotions, mais il y a trop d’erreurs pour que ça soit le cas, triple hélas. C’est un magnifique gâchis. 

 

 

 

Journal d’un vampire en pyjama de Mathias Malzieu !!! COUP DE COEUR !!!!

 

 

Je l’ai acheté le jour de sa sortie, mais sans trop savoir l’expliquer, je le réservais pour une occasion spéciale. Sans doute que j’avais un peu peur d’ouvrir cet essai qui dévoile le parcours du chanteur-auteur-skateur-dealer de mots qui, sous l’effet d’une petite bombe anti-globules, s’est tranformé en vampire. Qu’allais-je y trouver si ce n’est une réminiscence de ma propre peur ?

 

Je n’avais pas réalisé à quel point les maux pouvaient se transformer en aventure grâce aux mots de Mathias Malzieu. J’ai toujours dit que ce grand monsieur était magicien, cela prend tout son sens ici, dans une poésie pourtant malmenée par la réalité.

 

Ici il n’est pas question de travestir la vérité derrière des formules magiques, mais d’extraire quelques gouttes d’elixir d’espoir dans ce parcours alambiqué qu’est un combat contre la maladie, car la réalité y est bien décrite, dans tout ce qu’elle a de plus violent pour le corps et l’âme. J’ai pourtant beaucoup ri, beaucoup pleuré aussi, mais d’émotion.

 

Journal d’un vampire en pyjama est un récit de vie comme j’en ai rarement lu, un concentré d’amour, d’humanité et d’espoir. 

 

 

 

La conjuration primitive de Maxime Chattam

 

C’était mon premier Chattam. J’ai été servie. Moi quoi pensais avoir tout lu avec Franck Thilliez, je m’étais mis le doigt dans l’œil et ça fait très mal.

 

Je ne vais pas avoir grand-chose à dire si ce n’est que le récit m’a tenue en haleine du début à la fin, et malgré l’extrême violence de certaines scènes qui m’ont mise mal à l’aise, j’ai beaucoup aimé le cheminement de l’enquête, étape par étape, nous laissant croire que tout va se terminer bientôt. Mais les histoires de Chattam, visiblement, ne finissent pas toujours bien ni pour ses personnages, ni pour ses lecteurs… Je suis secouée.

 

 

Glacé - le Cercle – Une putain d’histoire de Bernard Minier

 

 

Autant se faire peur d’un coup. J’avais déjà lu N’éteins pas la lumière, que l’on m’a offert  (d’où le non respect de la chronologie), il fallait absolument que je découvre le reste.

 

D’abord Glacé. Bernard Minier plante le décor et j’ai une légère sensation de déjà vu, mais je suis peut-être trop imprégnée de la plume de Franck Thilliez, encore lui, alors je m’accroche et je me laisse emportée dans le sillage de Servaz qui, aux antipodes du flic sans peur et sans reproche, confirme la bonne impression que j’avais déjà de lui. Je découvre ensuite Julian Hirtmann, dont j’ai fait la connaissance dans N’éteins pas la lumière. Je comprends mieux à qui j’ai affaire, forcément. Je ne suis pas exceptionnellement emballée par Glacé mais Bernard Minier est sans conteste un auteur particulièrement doué.

 

Le Cercle suit aussitôt, et déjà on sent plus de maturité dans l’écriture, plus nerveuse. Je trouve l’histoire compliquée, mais beaucoup plus passionnante que Glacé. Servaz prend de la matière, et je l’aime vraiment bien, celui-là.

 

Une putain d’histoire est très différent des trois premiers romans. Ici l’auteur a choisi un héros narrateur plus jeune, et s’attarde beaucoup plus sur les aspects psychologiques et émotionnels des personnages. C’est plus fouillé, plus abouti, moins gore aussi. La preuve qu’on peut écrire un thriller sans en faire trop. Une réussite.

 

 

 

Rêver de Franck Thilliez !!! COUP DE COEUR !!!

 

Là je vais avoir un vrai problème. S’il y a un auteur sur lequel je n’arrive pas à écrire, c’est Franck Thilliez. D’abord parce que j’ai l’impression que je ne serai pas à la hauteur de ce qu’il a pu me faire vivre avec son récit, mais aussi parce que la lecture de Rêver m’a tellement laissée sur le cul (pardon) que je ne sais pas quoi en dire.

 

A part que c’est son meilleur roman. Ultra documenté. Fignolé. Abouti. Flippant de réalisme sans être tapageur. Intelligent dans sa construction, imbriquant plusieurs histoires et même plusieurs réalités parallèles (Inception ?).

 

Brillant, quoi.

 

 

 

Ici on lit aussi des autoédités !

 

 

Péril au fournil de Céline Barré

 

[commentaire Amazon] Céline Barré porte bien son nom. Attention cette fille est un peu déjantée ! Bon sang, ce qu'elle m'a fait rire ! Ici il n'est pas question de Shakespeare mais plutôt de Monty Python, un humour campagnard assumé et pétillant. Mais attention, cela ne veut pas dire qu'il n'y ait pas de finesse, car derrière les jeux de mots et les pitreries littéraires se cache un vrai sujet. L'auteure y dépeint une société régie par un hurluberlu de président hybride, une sacrée tranche de rire, celui-là ! Le tableau est grinçant, satirique mais néanmoins d'une immense drôlerie, et c'est d'une grande intelligence. Quelle réussite !

 

Il me reste à lire Naissance d’une étoile d’Elsa Chapelier et à finir Marathon Men de Flo Renard, mais je vous en parlerai dans un autre article !  

 

 



25/08/2016
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