les ailes du désir, les chroniques de Loly

les ailes du désir, les chroniques de Loly

Lille par les chemins de traverse

Ceux qui ont déjà visité Lille ont sûrement admiré la Grand Placela Déesse veille sur les flâneurs nonchalamment installés autour de la fontaine, devant les façades de style Renaissance flamande.

 

Ils ont probablement pénétré dans l’enceinte de la Vieille Bourse, un bijou classé monument historique où se croisent touristes, bouquinistes, et même des danseurs de tango, en été.

 

Ils se sont ensuite sans doute dirigés vers le Vieux Lille, se sont attardés un instant devant l’îlot Comtesse, visité l’ancien hospice devenu musée, se sont peut-être régalés avec un merveilleux, avant de repartir jusqu’à la cathédrale Notre Dame de la Treille, étrange croisement néo-gothique et moderne mais majestueuse tout de même.

Mais ont-ils vu au-delà, par les chemins de traverse ?

 

Après la dégustation du merveilleux, c’est un peu plus loin qu’il faut rejoindre la cathédrale par la place aux oignons.

 

Puis, quittant le parvis du gigantesque édifice, prendre le passage de la rue de Weppes, autrefois en eau.

 

En remontant la rue Esquermoise puis la rue Royale, il faudra être attentif pour repérer le passage des Trois Anguilles, venelle entre la rue Negrier et la rue Voltaire.

 

Puis si le pied est toujours alerte, au bout de la rue du Lieutenant Colpin, la Façade de l’Esplanade, et le Pont Napoléon, entièrement rénové, qui enjambe la Deûle avec majesté. Et de nuit c’est encore plus joli.

 

 

Toujours pas fatigués, les flâneurs ? Ils peuvent donc se diriger vers le boulevard de la Liberté, puis, au lieu de visiter banalement le Palais des Beaux Arts, se rendre rue Gambetta, où ils trouveront au numéro 151 la Courée Vilain, datant du XIXème siècle, regroupement de 11 maisonnettes autour d’une maison de maître typique du développement industriel de l’époque.

 

Encore un petit effort, en redescendant la rue Solférino (on peut toujours s’arrêter pour se réhydrater puisqu’on le nomme aussi « rue de la soif ») on trouvera la Maison Coilliot, célèbre céramiste, qui confia la réalisation de son atypique demeure à Hector Guimard, architecte du métro parisien.

 

Cette fois ça y est, ils sont épuisés ? C’est dommage, ils auraient pu passer par la rue Gustave Delory, où, au numéro 60 se cache l’entrée de la rue des Brigittines qui va vers l’ancien couvent, avant d’aller se reposer au Jardin des Géants, petit îlot de verdure bien sympathique qui étonne par l’originalité de sa conception. C’est vrai, c’est un peu loin, mais il y a toujours un bus pour vous accompagner dans votre périple !

 

 

 

 

 



18/05/2016
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