les ailes du désir, les chroniques de Loly

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La liste de mes envies assouvies : mes dix romans préférés...

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... parmi tant d'autres qui m'ont fait rêver. C'est tellement difficile de n'en citer que 10 !

 

 

 

1. L’œuvre de Dieu, la part du Diable de John Irving : au-travers de l’histoire d’Homer Wells, orphelin apprenti obstétricien cueilleur de pommes, se pose la question tourmentée mais essentielle de notre légitimité et utilité sur cette Terre. Enfin c’est Homer Wells qui s’interroge, face à son « statut » d’orphelin qui n’a pas eu le choix de naître et que le destin rattrape inexorablement.  Un roman merveilleusement abouti et qui m’a provoqué tant d’émotions qu’il restera sans doute à la première place de ma liste pour longtemps.

 

 

2. Dune de Franck Herbert : c’est le premier roman de SF que j’ai lu et c’est aussi celui qui m’a amenée à écrire. Sur la planète Arrakis se trouve l’épice, une substance capable de décupler les facultés mentales et physiques. La maison Harkonnen convoite ce bien précieux qui lui permettrait de renverser l’Empereur qui a confié le pouvoir à la maison Atréides. C’est un résumé extrêmement succint mais ce roman est tellement riche dans sa construction, ses personnages, son univers, qu’il est impossible d’en dire plus.

 

 

3. Train d’enfer pour ange rouge de Franck Thilliez : le premier roman de Thilliez et sans doute le plus gore, mais aussi celui qui introduit son personnage fétiche, Franck Sharko, qu’il n’épargne pas, dès le début. Le roman nous plonge dans l’univers de l’ultra violence, du darknet et des milieux souterrains qu’on n’imagine même pas, même dans nos pires cauchemars. On sent une vraie recherche documentée, et c’est d’autant plus effrayant.

 

 

4. Rita Hayworth ou la rédemption de Shawshank de Stephen King : en réalité c’est un roman court, tiré du recueil Différentes saisons. Le récit a été adapté au cinéma par Tim Robbins sous le titre Les Evadés. Une réussiste, à mon sens. Le récit raconte l’histoire incroyable d’Andy Dufresne, incarné pour un crime qu’il n’a pas commis, et qui, très patiemment, va tout mettre en œuvre pour trouver la rédemption. Très éloigné des récits habituels de Stephen King, ce roman n’en est pas moins fantastique par sa construction très intelligente. C'est dans le même recueil qu'on trouve l'excellent Stand by me.

 

 

5. Où on va Papa ? de Jean-Louis Fournier : fortement décrié par certains, adulé par d’autres, Jean-Louis Fournier est un auteur qui ne laisse pas indifférent. Dans ce récit il décrit la vie quotidienne avec ses deux enfants lourdement handicapés, avec des mots crus, féroces, politiquement incorrects. Derrière la violence des mots, l’incommensurable amour qu’il porte à ses enfants et tous les sentiments qui vont avec. Un vrai bouleversement pour moi, que ma rencontre avec Jean-Louis Fournier a confirmé.

 

 

6. Le magasin des suicides de  Jean Teulé : dans une ville où le fatalisme amène inéxorablement la population à la dépression, le magasin des suicides propose toutes les solutions possibles pour réussir son trépas. Seul le petit dernier de la famille semble échapper à la morosité ambiante, et ose même afficher un sourire permanent. D’ailleurs, depuis qu’il a grandi, il semble que les produits de la famille Tuvache ne fonctionnenent plus aussi bien qu’avant… C’est évidemment à prendre au troisième degré. Voilà un récit éminemment drôle malgré les apparences. C’est surtout le genre d’histoire qui donne sacrément envie de vivre.

 

 

7. Harry Potter et la chambre des secrets de JK Rowling : j’aurais pu le mettre en premier, parce que je suis totalement fascinée par la créativité de l’auteure, mais tous les autres tomes auraient eu leur place aussi. A l’instar de Franck Herbert, JK Rowling a créé un univers entier, mais là où elle est absolument géniale, c’est que cet univers, aussi farfelu puisse-t-il être, reste crédible. En tout cas ça fonctionne sur moi, parce que je ne demande qu’à plonger tête baissée dans la magie, quitte à régresser jusqu’à mes dix ans.

 

 

8. Le Parfum de Patrick Süskind : je n’aime pas forcément les romans descriptifs, mais celui-là est si intelligemment écrit que chaque odeur décrite se matérialise aussitôt et devient presque palpable, jusqu’à devenir un personnage à part entière. On pourra reprocher la fin de l’histoire, un peu étrange, certes, mais c’est un roman qui m’a tenue en haleine de la première à la dernière fragrance.

 

 

9. Outsiders de Susan Heloise Hinton : me voilà revenue à l’âge de quinze ans. C’est le premier gros coup de cœur littéraire que j’ai eu, et aujourd’hui encore, le récit de ces jeunes américains me trotte encore dans la tête.  Sorte de West Side Story transportée en Oklahoma en 1966 qui dépeint la vie de deux bandes rivales, les Socs et les Greasers, le récit tourne en parcours initiatique pour deux ados recherchés par la Police. De quoi vite s’identifier lorsqu’on a l’âge des héros, et tomber amoureuse aussi. je crois que je l’ai lu plus de quinze fois.

 

 

10. Ça de Stephen King : deuxième nomination pour le maître de l’étrange. Rien à dire d’original si ce n’est que j’ai fait des cauchemars pendant des jours avec ce roman en deux tomes particulièrement angoissant. Et que ça n’a pas arranger ma coulrophobie. J’aurais pu citer La part des ténèbres aussi, du même auteur, mais comme c’est le récit d’un écrivain qui devient dingue à force de confondre sa création avec la réalité, on pourrait penser que je suis atteinte, moi aussi.



11/07/2016
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