les ailes du désir, les chroniques de Loly

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Dans l’œil du photographe

PARTIE I - L'épreuve du Temps - Nikos Aliagas

 

On le connait pour sa présentation impeccable, son sourire franc et sa bonne humeur qui rayonne sur les plateaux télés. Nikos Aliagas est aussi photographe, et bien mal inspirés sont ceux qui pensent que c’est un passe-temps qu’il met en avant grâce à son nom ; je les invite ardemment à découvrir son expo « L’Epreuve du Temps », actuellement à la Maison de la Photographie à Lille (28, rue Pierre Legrand).

 

Dans un lieu où règne la sobriété, les clichés se succèdent avec une trame commune : Nikos Aliagas fixe dans le temps l’humanité profonde de quelques inconnus emblématiques et tisse un lien entre son cœur et le nôtre avec une émotion simple et sincère. Ici c’est le labeur, le courage et l’humilité qui sont mis en avant, au-travers de ces regards qui voient sans jugement, ou ces mains qui créent avec respect. Instants de vie en suspens, les clichés noirs et blancs invitent à une pause, le temps de prendre du recul sur notre propre existence. Et si l’on revenait à plus de simplicité ?

 

En fixant ces incroyables moments de grâce, Nikos Aliagas nous propose un voyage émotionnel bouleversant. 

 

 

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PARTIE II : Fetish Bazaar - Butz&Fouque

A l’étage de la Maison de la Photographie à Lille se déroule un étrange ballet de courbes et de peaux dénudées. Ma première réaction fut de me dire « Mince, la photo érotique, ce n’est pas trop mon truc ! ».

 

Sauf que c’est bien plus que ça.

 

Oscillant entre sensualité et sexualité, le duo de photographes Perinne Butz et Bénédicte Fouque entremêlent les visages et les corps dans un jeu de miroir presque parfait et énigmatique, et s’amuse de l’ambiguïté de certains clichés théâtralisés. La fausse gémellité des deux artistes, mise en scène avec une incroyable minutie, contribue à une instabilité identitaire très troublante. Le tout est porté par une ambiance un peu vintage aux couleurs acidulées qui adoucissent joliment quelques scènes plus crues.

 

Insolite. Perturbant. Décalé. Pur. Difficile de trouver le mot juste, mais la confusion des sens est plutôt agréable. Au final, je suis restée bien plus longtemps que prévu. Je suis bluffée.

 

Un dernier mot un peu moins enthousiaste : exposer une photo sous verre, c’est définitivement une hérésie. La juxtaposition des œuvres avec les visages, aussi admiratifs soient-ils, et du soleil qui cogne aux fenêtres, même si c’est pour venir contempler, c’est dérangeant. 

 

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Loly



09/05/2017
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