les ailes du désir, les chroniques de Loly

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Au théâtre ce soir

Dernier coup de ciseaux de Paul Pörtner, au théâtre des Mathurins à Paris

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Spectacle conçu par Bruce JORDAN et Marilyn ABRAMS 
Adaptation : Sacha DANINO et Sébastien AZZOPARDI 
Mise en scène : Sébastien AZZOPARDI 


Avec (en alternance) :
le Capitaine : Olivier SOLIVERES ou Laurent HUGNY 
le coiffeur : Jean-Marie ROLLIN ou Pierre SAMUEL 
la riche cliente : Domitille BIORET ou Marie-France SANTON 
la coiffeuse : Alyzée COSTES ou Aurélie KONATE 
le producteur : Loïc LEGENDRE ou François RAISON 
Le Lieutenant : Thierry LANCKRIET ou Emmanuelle TACHOIRES

 

 

 

!! ATTENTION IL Y A DU SPOIL DANS CE QUI SUIT !!

 

Ça commence comme du théâtre de boulevard. Dans un salon de coiffure, Monsieur Samuel, coiffeur très gay, et sa shampooineuse Aurélie, très gourde, s’occupent de leurs clients avec plus ou moins de professionnalisme mais beaucoup d’enthousiasme, et tout se passe bien si l’on excepte les crises de nerfs de Samuel lorsque sa voisine, une célèbre musicienne, se met à jouer le concerto pour piano en la mineur de Grieg.  Ah oui, j’allais oublier. La pianiste finit par se faire tuer, sinon c’est moins drôle.

 

Heureusement la Police veille. Le coiffeur, la shampooineuse et les clients sont évidemment suspects. Et le public témoin. Et c’est là que débute la seconde partie du spectacle… la reconstition des dernières minutes avant le crime, avec l’aide précieuse des 500 témoins potentiels.

 

Le spectacle se prolonge même pendant l’entracte, lors duquel le public rejoint le capitaine Hugny dans le hall du théâtre pour lui poser toutes les questions qui se bousculent déjà dans leur cerveau de spectateur témoin apprenti enquêteur. Ah ça bouillonne, ça questionne, ça soupçonne. L’interactivité continue une fois le public revenu à sa place,  puisqu’on l’autorise même à poser des questions aux différents suspects rassemblés sur scène pour un interrogatoire géant.

 

Pas question de vous dévoiler la fin mais je dirais qu’elle est dans la même logique d’interactivité avec le public. Les questions du public entraînent une certaine part d’improvisation ; imaginez quand l’un des comédiens commet une gaffe et se retrouve coincé par une question totalement imprévue… fou rire dans la salle autant que sur scène.

 

J’ai beaucoup ri et adoré l’esprit participatif de la pièce. Ce mélange, parfaitement équilibré, entre comédie et enquête policière est surprenant, et la participation du public apporte une dynamique à l’ensemble qui est vraiment intéressante. La pièce a reçu le Molière de la meilleure comédie en 2014.

 



25/11/2016
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